A la découverte de la vice-championne d’Afrique en Vovinam Viet Vo Dao

Viet Vo Rama !
En décembre 2012, la crème du Vovinam Viet Vo Dao africain débarque à Alger pour les premiers championnats d’Afrique et découvre le talent fou de Rama qui revient au Sénégal avec les médailles d’argent et de bronze au cou. C’est la nouvelle vice-championne d’Afrique. Ramatoulaye Pène a l’art martial vietnamien dans son sang.

Elle a hissé le drapeau du Sénégal sur le plus haut podium du Vovinam Viet Vo Dao africain. Du haut de son mètre 70, cette passionnée veut émerger et trôner sur le toit du monde. Une enfant de la balle qui est aujourd’hui ceinture noire 1er dan.
Originaire de Dakar, Rama pratique le Vovinam Viet Vo Dao depuis 2007 à 17 ans et connaît une ascension fulgurante. Jeune fille de son époque à la noirceur d’ébène, elle n’en reste pas moins une « bonne élève » qui suit les conseils de son maitre, par ailleurs grand frère, Papa Amadou Pène. Avant de connaître le succès, Rama Pène a gouté l’échec... aux études.


Ce qui pousse Rama à rejoindre, à plein temps, la famille de l’art martial vietnamien. « En 2006, j’ai arrêté les études après mon échec au BFEM pour suivre une formation en informatique mais depuis je me consacre entièrement à cette discipline qui me plait beaucoup », confie-t-elle.
Un mercredi soir comme elle en vit de nombreux autres, Rama, tel un gentleman entre au dojo de son club « Am Duong Club » à Derklé dans Dakar, un sourire radieux aux lèvres. En kimono bleu déjà avant de quitter chez elle aux Hlm Grand Yoff, elle fait tout le trajet ainsi vêtue jusqu’au centre socio-culturel de Derklé pour un entrainement intensif de deux heures.


Séance qu’elle dirige elle-même de 20h à 22h, sous l’œil vigilant de « Maitre » Pène, le grand-frère. Sur le tapis, une dizaine de « combattants » du club répètent les gammes, tout en synchro. Comme Rama sur les tatamis : une combattante qui ne lâche rien. « Elle fait un parcours exceptionnel, elle a commencé difficilement en 2007 mais je me suis battu pour qu’elle reste et j’avoue elle a eu à me surprendre agréablement durant son parcours », témoigne son maitre.
En plus, poursuit le maitre « Rama perce bien en Vovinam, elle ne rate jamais les entrainements (lundi, mercredi et vendredi) ». Et elle est consciente de la tâche que lui confère son maitre : « je fais tout pour satisfaire mon maitre et j’applique à la lettre ses conseils. Sachez que pratiquer les arts martiaux est ma passion. Ma mère me comprend bien de même que mes frères et sœurs. »


En 2014, lors du 6ème championnat Régional de la Ligue de Dakar en Vovinam Viet Vo Dao organisé à l’INSEPS, Rama a remporté quatre médailles d’or en Ngu Mon Quyen, Song Dao Phap, Thin Khoa Luong Khi Kiem Phap et en Da Luyen avec Armes, toutes des composantes de la discipline. Ceinture bleu ciel, bleu foncé, jaune... et aujourd’hui noire, Rama a franchi chacune des étapes de l’apprentissage de l’art martial vietnamien dans une recherche constante de perfection.
Mais elle mesure bien qu’elle a encore beaucoup à apprendre. Le Vovinam Viet Vo Dao développe aussi bien l’esprit que le corps et Rama l’a bien intégré : « j’aime ce que je fais, je me donne à fond. Les gens n’arrivent pas à croire que je suis ceinture noire car je ne le montre pas dans la rue. En Vovinam, on nous apprend à être tolérants et patient. En somme, cette discipline m’a beaucoup forgée et je la considère comme une deuxième famille. »


Avec comme chef de famille Maître Pène qui lui a beaucoup apporté durant son parcours, « la maturité et des tactiques de combat » qui lui ouvrent toujours les portes de la réussite. « Dès fois, il se fâche et me gronde mais bon... je gère », rit-elle, parfois j’ai envie de me reposer mais mon frère refuse, parce qu’il aime le travail bien fait. »
Aujourd’hui, l’objectif de Rama est d’être championne hors du continent en Vovinam Viet Vo Dao. Un pari difficile mais pas impossible pour la battante : «en tant que vice-championne d’Afrique, je me bats pour être d’abord championne d’Afrique, mais mon principal objectif, c’est d’être championne du monde, je travaille dur pour ça. » Une ambition qui ressemble à la caractéristique de la demoiselle : forcenée.


A seulement 24 ans, Ramatoulaye Pène, marche déjà sur les traces de son grand maitre et frère, Papa Amadou Pène, par ailleurs médaillé de bronze au championnat du Monde à Paris en 2013 et champion d’Afrique en 2012. Toujours animée par l’envie de gagner, mue par un esprit d’équipe, Rama est dotée d’une très bonne mentalité, elle est sans conteste l’une des fiertés de «Am Duong Club».

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