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Sans détour, l’ex-sélectionneur national de football du Sénégal s’est confié à nous. Amara Traoré brise le silence et revient sur son différend avec la Fédération sénégalaise de football (Fsf). Il réagit aussi aux propos du président de la Fsf, Me Augustin Senghor qui l’a chargé. Amara Traoré se prononce aussi sur sa suspension par la Fsf et sur son remplaçant, Pierre Lechantre. Il parle de tout et dit tout. Entretien exclusif.
Coach, comment avez-vous vécu toutes ces péripéties de l’après-can 2012 ?
Disons que tout ça fait partie du football. Le football, c’est toujours la compétition, les divergences dans les approches. Mais le problème qu’il y a aujourd’hui et qui suscite tant de bruit, c’est juste un différend entre une fédération et un ex-sélectionneur. Et dans ça, il ne faut pas personnaliser le débat. Et malheureusement, je constate que le président de la fédération personnalise le débat. Alors que le débat est juridique. Il relève quasiment de droit du travail et non pas du sport. C’est pour cela que je n’ai pas parlé jusqu’ici, laissant le soin à mes avocats de le faire. Parce que moi, je parle de technique, de football. Maintenant, les choses sont allées à un point, tel que tout le monde a bien compris ce qui se passe. Parce qu’il est simplement question d’une campagne de dénigrement orchestrée juste pour tout ramener autour de la personne d’Amara Traoré.
Est-ce que vous vous attendiez à une telle situation ?
Cela ne m’a pas surpris. Parce que depuis le début de l’affaire, c’est une campagne de dénigrement qui est lancée. Mais le peuple sénégalais qui est mûr et très mature a su faire la part des choses. Car, au-delà de tout ce qui se dit, cette affaire est très simple. Il s’agit d’un Sénégalais qui a travaillé, qui avait un contrat de travail qui n’a pas été respecté et qui a appelé la fédération qui était son employeur à la discussion, sans succès. Je rappelle que j’ai été limogé le 7 février et que le 21 février, j’ai saisi, par l’entremise de mes avocats, la fédération pour négocier et discuter d’une solution. Parce que dans le football, c’est comme cela que ça se passe. Les parties se retrouvent pour discuter d’une solution à l’amiable, à chaque fois qu’il y a un différend. Mais jusqu’au moment où je vous parle, il n’y a pas eu de réponse.
C’est donc la Fsf qui a privilégié le règlement devant les tribunaux ?
Effectivement, la fédération n’a jamais réagi pour dire qu’elle voulait négocier ou pas. Pis, j’ai été surpris d’entendre le président de la fédération dire qu’on ne me devait rien et qu’ils avaient même des preuves qu’ils ne me devaient rien. A partir du moment où l’autorité suprême de la fédération tient un tel discours, j’ai compris qu’il n’y aurait pas de discussions. Et comme nous sommes dans un pays de droit, étant donné que je ne pouvais rien faire d’autre, j’ai interpellé la justice de mon pays pour qu’elle arbitre le différend. Un premier jugement a été rendu demandant à la fédération de s’exécuter en me payant mes salaires. Mes avocats ont encore interpellé la fédération, mais ils n’ont pas eu de réponse. D’où la saisine d’un huissier pour exécuter la décision de justice. Et c’est pour tout ça que je dis que c’est un débat juridique et non pas de personne. Parce que je suis convaincu que le football n’a pas besoin de tout ça. Mais je fais partie de ce football et j’en ferais toujours partie. Je me réjouis d’ailleurs que le nouveau ministre des Sports, Malick Gakou nous ait appelé pour qu’on se retrouve et qu’on essaie de trouver une solution ensemble. Parce que c’est la première personne qui m’a appelé, depuis le début de cette affaire, à une discussion. Et j’ai dit que je viens avec plaisir. Cela montre aussi l’ouverture d’esprit de l’homme. Car avant, personne ne l’a jamais fait. Même lorsque j’ai demandé à discuter, la fédération n’a pas donné suite.
Donc, jamais vous n’avez eu d’interlocuteur au niveau de la fédération ?
Jamais. Personne n’a jamais voulu me parler au niveau de la fédération. Il n’y a que le vice-président Amadou Kane qui m’a appelé une fois en disant «coach, on devrait se voir et discuter d’une solution à cette affaire». Malheureusement, il n’y a pas eu de suite. On a plutôt versé dans le dénigrement contre ma personne, allant même jusqu’à dire qu’Amara tire sur son football. C’est vraiment dépasser les bornes. Or, qui connaît Amara, sait qu’Amara a toujours donné et continuera toujours de donner pour le football de son pays. Car, entre temps, j’ai travaillé pendant deux ans avec la fédération. On a fait du bon travail ensemble. Et ce n’est parce que je ne suis plus là -bas que je vais dire du mal de la fédération. On ne m’entendra jamais dire du mal de la fédération ou du président Augustin Senghor que je respecte beaucoup. Parce que moi, je suis convaincu dans la vie. Maintenant, il y a un différend qui est là . Le plus important, c’est de trouver une solution à cette question. Mais pas d’attaques personnelles ou lancer une campagne de dénigrement. Personne n’en sortira vainqueur. Mais le débat, le football en a besoin pour progresser.
On a comme l’impression que les propos tenus par le président de la fédération, qui s’en est violemment pris à vous, vous ont quelque peu affecté ?
Pas forcément. Parce que j’ai la conscience tranquille. Ces calomnies ne me font rien. C’est facile de calomnier ou de diffamer, mais la réalité, elle est là et tout le monde peut la voir. Moi, j’ai toujours posé des actes dans le football de mon pays. J’ai joué en sélection depuis 1986. Et il m’est même arrivé de payer des billets pour que des joueurs viennent jouer en équipe nationale. J’ai des témoins de ce que j’ai fait. Demandez à Blaise Diagne, l’ancien trésorier de la fédération ou au doyen Amadou Sidibé de la fédération et même Mamadou Diabakhaté, l’ancien Sages du ministère des Sports. Il m’arrivait de prendre mon argent pour le mettre dans les coffres des fédéraux pour que, quand les joueurs arrivent en sélection, on leur rembourse leur transport et autres. C’était juste pour anticiper afin qu’il n’y ait pas de problèmes dans l’équipe. Je suis resté dix mois sans salaires après ma nomination, même après. Je suis resté encore quatre mois sans salaires et j’ai toujours continué à travailler. Jouer en équipe nationale m’a valu une fracture qui a m’a empêché de jouer pendant deux. Et je peux dire, aujourd’hui, que c’est cette blessure qui m’a empêché de faire la carrière que je devais faire. Pour autant, si c’était à refaire, je referais exactement la même chose. Parce que je suis et je serais toujours au service de pays. Maintenant, chacun est libre d’interpréter mon statut de soldat de la nation comme il veut. N’empêche, je servirais toujours mon peuple. Il faut avoir raison garder.
Où situez-vous alors le différend ?
Aujourd’hui, c’est juste un différend entre un employeur et un employé. Ils ne sont pas d’accord sur un point précis du droit du travail. Et ils sont devant la justice qui est en train de faire son travail. Ça s’arrête là . J’ai constaté juste que mon employeur n’a pas respecté ce qu’on avait convenu dans le contrat nous liant. Etant donné que je n’ai pas la vérité, j’ai saisi une instance compétence en matière de droit du travail pour départager. Parce que c’est le droit. Il est question des droits de l’homme. Un employé qui a un contrat qui n’est pas respecté qui interpelle la justice de son pays et après on veut le dénigrer. Voilà à quoi se résume tout ça.
La fédération a décidé de vous suspendre suite à ce différend. Quelle est votre réaction à cette suspension ?
Là , c’est le problème du statut de l’entraîneur qui se pose. Aujourd’hui, il est question de savoir si l’entraîneur sénégalais est un travailleur comme tout le monde ou pas. Car, si c’est un travailleur comme les autres, s’il a un problème, est-ce qu’il a le droit d’aller en justice. Ça pose aussi le problème du football professionnel, chez nous. Parce que j’ai été professionnel en France et j’y ai eu des entraîneurs. A chaque fois qu’ils ont eu un problème avec leurs clubs ou leur fédération, si ce n’est pas réglé à l’amiable, ils sont allés au Prud’homme qui est le tribunal du travail en France. On a vu avec Roger Lemaire, Jacques Santini, Raymond Domenech, etc. Alors quand on me dit que je n’avais pas à saisir la juridiction civile, je dis non. C’est un problème de travail, ça se règle là . Ce n’est pas un problème sportif qui m’oppose à la fédération. Qu’on me suspende pour ça, franchement je n’ai pas compromis. Peut-être qu’ils vont argumenter et motiver la décision. J’attends la notification pour voir. Parce que jusque-là , j’ai juste reçu un mail de la fédération à travers lequel ils me disent vous êtes suspendu. Rien de plus. Ce qui se passe interpelle tous les techniciens de ce pays. Il faut bien qu’on nous dise si l’entraîneur est un travailleur ou pas. Est-ce que l’entraîneur a des droits, des obligations et tout. Il est question du statut de l’entraîneur dans ce pays. On a vu des entraîneurs qui ont été limogés par la fédération et ils ont été payés. Pourquoi pas les entraîneurs sénégalais.
Est-ce à dire que c’est à la tête du client que ça se règle ?
Le problème, c’est que j’ai fait deux ans, on a renouvelé mon contrat pour trois ans. Et alors que je n’avais même pas encore fait la première année, on m’a viré. Alors même que j’aurais pu aller signer ailleurs et ne pas renouveler.
Avec tout ça, Amara Traoré ne nourrit-il des regrets ?
Le seul regret que j’ai, c’est de ne pas continuer avec mon bébé. Parce que ça a été un bébé précoce. Mais ce qui se passe là , ça fait partie du football. On ne peut pas faire un football performant en se caressant et en ne se disant pas la vérité. Tout le monde doit apprendre de ça. Parce que dire, aujourd’hui, aux Sénégalais que Amara n’aime pas on pays, c’est du n’importe quoi, c’est trop simpliste. Tous les Sénégalais savent faire la part des choses dans cette affaire. Parce que là , si j’avais gagné la Can, je n’aurais pas pu signer ailleurs. Puisque j’ai un contrat de trois ans à respecter. Là , je ne gagne pas la Can, on me limoge et on me dit vous n’avez aucun droit. Et pourtant, j’avais un contrat. J’ai toujours prôné le dialogue et la discussion. Mais il faut être deux pour discuter. Parce que, quand même, dans tous les pays du monde, quand on limoge un entraîneur, que ce soit en club ou en sélection, on l’appelle et on parle avec lui pour trouver une solution à l’amiable. Pourquoi cette fédération refuse-t-elle d’agir de la sorte ? Parce que, je le répété, la première fois qu’on a appelé pour tenter de trouver une solution à l’amiable, c’est le ministre des Sports Malick Gakou qui l’a fait.
On vous sent amer par rapport à la démarche de la fédération ?
Mais ça m’a beaucoup étonné. Après tout, nous sommes des Sénégalais, nous devrions pouvoir nous asseoir, discuter et nous entendre. Mais non, ils refusent de dialoguer. Là , il ne reste plus qu’à aller en justice pour faire valoir mes droits de travailleur salarier licencié.
Vous ne vous attendiez donc pas à ce que la fédération agisse ainsi ?
Honnêtement, non ! J’ai quand même travaillé avec ces gens pendant deux ans. Il y a eu une parenthèse pendant la Can, mais ça s’arrête là . Seulement, quelqu’un avec qui tu travailles deux durant et avec qui tu parlais au téléphone parfois deux à trois fois voire plus dans la journée, subitement, tu ne l’appelles plus, tu ne lui parles plus. Voilà ce qui m’étonne. Quand même je ne suis pas un diable. Je vis dans ce pays. Quand on me limoge, qu’on appelle pour discuter.
Cette attitude résulte de quoi, selon vous ?
Je ne sais pas. Mais quand même, si l’on sait qu’il y a cinq six ans, ces membres de la fédération, qui me chargent aujourd’hui et disent que je tire sur le football sénégalais, étaient au Ccpc et avaient bloqué le championnat, cela amène à réfléchir. Le combat de ces gens du Ccpc, il était légitime. Pourtant, il y avait une fédération qui était là , mais eux n’étaient pas d’accord avec elle. Ils ont même mis en place un championnat parallèle. A l’époque, j’ai même été dans une structure qui a tenté de réconcilier le Ccpc et la fédération. Je crois même qu’en son temps, l’actuel président de la fédération était le porte-parole du Ccpc, si je ne m’abuse. Pourtant, après ça, il a été élu légitimement président de la fédération.
Je dis donc que ce n’est pas parce qu’on a des divergences qu’on n’aime pas son pays. C’est le genre de discours que les gens devraient s’abstenir de tenir. Mais je laisse toujours les Sénégalais juger. Parce que moi, quand je jouais en France, tout ce que j’ai eu je l’ai ramené au Sénégal. Et quand j’ai fini ma carrière, je suis rentré dans mon pays pour travailler. Alors que j’avais la possibilité de rester en France. Parce que mon choix, ça a toujours été de servir mon pays.
Êtes-voustoujours disposé à discuter avec la fédération ?
Moi, je suis constant depuis le début sur deux choses. J’ai dit que je suis disponible et serais toujours disponible pour le football sénégalais. J’ai dit que je privilégiais la négociation. Mais pour négocier, il faut être deux. Seulement, quand les gens sont dans une logique de dénigrement, cela se passe toujours comme ça. Mais je vous dis que toute cette campagne ne m’a pas surpris. Parce que j’étais au courant de ce qui se préparait. Il avait été dit bien avant : «oui, si Amara va en justice, on va le dénigrer». Il faut qu’on retrouve de la lucidité et qu’on se parle. Parce que pour ce qui est de mes droits, je ne lâcherais rien.
On a comme l’impression que c’est seulement avec les techniciens sénégalais que certains problèmes se posent ?
Tel ne devait pas être le cas. On a démontré, il y a moins de quatre mois, que les entraîneurs sénégalais sont capables de gérer cette équipe nationale du Sénégal, au plan technico-tactique, de la gestion des hommes, et sur tous les plans. Mais Eric Gérets a été éliminé au premier tour de cette Can avec le Maroc. Alors, on veut nous faire croire qu’un entraîneur qui est éliminé ou qui n’atteint pas un objectif c’est qu’il n’est pas capable. Prenons un cas précis. Celui du Paris Saint-Germain. On dit que Kambouaré ne peut pas gérer l’équipe, il faut prendre un nom ronflant. Mais Kambouaré avant de partir, était en tête avec plus trois points. Aujourd’hui, Ancelotti qui l’a remplacé était à moins 6 points du leader, Montpellier (Ndlr : l’entretien a été réalisé avec le match du Psg d’hier). Pourtant, Ancelotti est un nom ronflant. Pour dire que le football ne se passe pas comme ça. Je crois qu’il faut qu’on accepte de mettre en place, dans notre pays, un projet et de laisser du temps au temps pour aller au bout de ce projet. Sinon, chaque deux ans, on va encore virer un entraîneur. On vient de nommer Lechantre à qui je souhaite beaucoup de chance. Mais il faut qu’on lui laisse le temps d’asseoir quelque chose, de mettre en place un projet. Nous, le projet qu’on avait, il visait loin. Mais on n’a pas eu le temps de le dérouler.
Oui, mais le public, ce que l’intéresse, c’est le résultat…
C’est vrai. Mais il faut savoir que la victoire, ça se construit, ça ne se décrète pas. C’est pourquoi je demande aux Sénégalais d’être patients. C’est vrai que c’est dur d’accepter les défaites. Mais c’est par ces défaites-là qu’on construit quelque chose de solide. On était sur le bon chemin avec cette équipe du Sénégal, mais il y a eu cette parenthèse de la Can. On doit poursuivre le travail avec l’entraîneur qui est là . On devra tout de même faire très attention parce que cette équipe-là , elle n’est pas prête. Elle est sur le bon chemin, mais il faut la laisser grandir.
Après 2006, vous disiez on avait un projet qu’on n’a pas terminé. En 2012, la même situation se répète…
Ce projet-là , il a démarré avec le Dtn, Amsatou Fall, avec les Saër Seck et tout. Nous, on est venu et on l’a consolidé dans l’idée d’aller jusqu’au bout. Et on était en train de bâtir quelque chose de solide sur la durée. Mon regret, c’est de ne pas pouvoir terminer ce projet. Ce qui me fait mal, c’est ça. Maintenant, on a un entraîneur qui est en place, il faut le laisser travailler, l’entourer, l’aider pour le succès de notre football.
Etes-vous disposé à accompagner le nouveau sélectionneur, Pierre Lechantre ?
Ah oui ! Parce que quand même, Lechantre n’aime pas le Sénégal plus qu’Amara Traoré. S’il gagne avec le Sénégal, je serais le premier à jubiler. Aujourd’hui, moi, je n’ai même pas le droit que Lechantre ou un autre me demande un avis ou quoi que ce soit et que je dise non. Même suspendu par la fédération, je n’ai pas le droit. L’entraîneur qui vient et dit qu’il veut me voir, discuter où qu’il a besoin des données dont nous disposons, s’il veut savoir quoi que ce soit par rapport à ce qu’on a fait, on est là . S’il y a quelqu’un qui est disposé à partager son vécu, son travail et tout avec le sélectionneur, c’est bien Amara Traoré. Lechantre peut compter sur tout mon staff à ce niveau. Les mieux placés pour ça, je pense que c’est nous. On ne retient que la fin et à la fin, on devient des bannis.
Après votre limogeage, certains se sont réjouis. D’aucuns ne vous ont d’ailleurs pas raté ?
Mais c’est parce qu’ils n’ont rien compris. Ils ont le droit d’exprimer leur sentiment. Mais nous, nous sommes de ces Sénégalais qui ne peuvent pas se réjouir des malheurs de leur pays. Nous ne sommes pas les adversaires du football, contrairement à ce que certains pensent. Et c’est d’ailleurs pour ça que je dis que cette séparation ne devait pas se passer comme ça. On a fait cette erreur- là en 2006 après notre séparation. On a laissé Ablaye Sarr et Amara dans la nature. Ablaye est parti à Mbour, moi à la Linguère. Et le suivi n’a pas été fait. On a nommé Kasperczak et Lamine Ndiaye et les gens ont voulu faire de nous des ennemis. Alors que ce n’est pas ça. On a la manie de ne retenir que la fin de l’histoire, jamais le début et le cours de l’histoire. Aujourd’hui, on a notre mot à dire pour que les mêmes erreurs ne soient pas répétées par ceux qui arrivent. La Zambie qui a gagné la Can, c’est leur quatrième Can d’affilée et l’entraîneur qui l’a gagné, depuis 2008. Il est là -bas avec un petit intermède de quelques mois en Angola. Cette équipe qu’on a, avec de la patience, si elle est bien entretenue, on est toujours dans le tempo de 2013-2014. Dans une interview avant la Can, j’avais dit que cette équipe est programmée pour 2015. Parce qu’il lui faut un temps d’apprentissage. Les joueurs ont appris pendant cette Can et il y a des erreurs qu’ils ne feront pas à la prochaine Can.
L’avenir de Amara Traoré, c’est quoi ?
Je suis suspendu, alors…
Vous occupez votre temps à quoi…
Ma vie, c’est le football. Je suis tout le temps dans le football. Je réfléchis, je fais de la recherche…
Source : le Populaire