Coupe du Monde 2018 : tout ce qu’il faut savoir sur l’Egypte

  La Coupe du Monde se rapproche à grands pas. Foot Mercato en profite pour faire la présentation des 32 nations participantes. Aujourd’hui, place au portrait de l'Egypte emmenée par sa star Mohamed Salah.

 

Footmercato- 28 ans que l’Egypte attendait cela. Vingt huit années d’abstinence sur l’échiquier mondial. Une éternité pour les Pharaons dont l’hégémonie fut incontestée en Afrique entre 2006 et 2010 (triple vainqueur de la CAN).

Une génération dorée emmenée à l’époque par un certain Mohamed Aboutrika, considéré jadis comme l’un des meilleurs joueurs africains. Après un règne sans partage, la sélection égyptienne a disparu des radars en manquant trois CAN consécutives (2012, 2013, 2015).

Le printemps arabe et la tragédie de Port-Saïd notamment ont longtemps freiné le football égyptien dans son désir de reconquête. Entre l’Egypte et la Coupe du Monde, l’histoire est compliquée Finaliste malheureux lors de la CAN 2017, l’Egypte d’Hector Cuper entrevoit la lumière et confirme ses excellents débuts lors des qualifications pour le Mondial 2018.

Des rencontres qui ont démarré en octobre 2016 pour les hommes de Cuper. Ces derniers terminent à la première place de leur groupe avec treize points au compteur devant l’Ouganda, le Ghana et le Congo.

Le bilan demeure plus que satisfaisant pour les Pharaons qui ne se sont inclinés qu’à une seule reprise face à l’Ouganda et ont concédé le nul face au Ghana alors qu’ils étaient déjà qualifiés. Les coéquipiers de Mohamed Salah fêteront donc en Russie leur troisième participation à une Coupe du Monde après 1934 et 1990 avec l’objectif d’y remporter enfin un match.

Installée dans le groupe A avec l’Uruguay, l’Arabie Saoudite, et le pays organisateur la Russie, l’Egypte peut rêver d’une qualification pour les huitièmes de finale. Hector Cuper rompt le signe indien avec l’Egypte Hector Cuper assumait malgré lui une étiquette de loser.

La faute à deux finales de Ligue des champions perdues avec le Valence CF mais aussi à la finale de la CAN 2017 perdue 2-1 face au Cameroun. Mais le technicien argentin qui a pris les destinées égyptiennes en 2015 ne rendra pas les armes aussi facilement.

C’était aussi oublier son imposant CV en tant qu’entraîneur (Inter Milan, Parme, Valence). Ce dernier a façonné la sélection égyptienne à son image : discipline, et humilité. Résultat, son équipe s’appuie sur une assise défensive qui ne se dément pas. Cuper use d’ailleurs souvent d’un 4-2-3-1 qui privilégie la solidité défensive.

Car la méthode du sélectionneur argentin s’appuie sur une défense de fer alliée aux fulgurances de Mohamed Salah and co. Homme de convictions, l’ancien coach de Valence sait éperdument que ses hommes peuvent marquer au moins un but à chaque match.

Rares sont les matchs où l’Egypte n’a pas marqué lors des qualifications. Rigueur, discipline, humilité, la méthode Cuper a permis à l’Egypte de participer au troisième Mondial de son histoire. Le manque d’expérience de l’Egypte peut lui coûter cher C’est sûrement l’une des interrogations côté égyptien lors de ce Mondial.

Comment les Pharaons vont appréhender une compétition si importante qu’une Coupe du Monde ? Lors des dernières listes communiquées par Hector Cuper, seuls cinq joueurs jouaient dans l’un des cinq grands championnats européens.

Tous en Premier League.

Si Mohamed Salah est la figure de proue de cette colonie égyptienne en Angleterre composée de Ahmed Hegazi, Ali Gabr (West Bromwich), Mohamed Elneny (Arsenal) et Ramadan Sobhi (Stoke City), les autres joueurs égyptiens s’exportent très peu.

Neuf évoluent au pays, cinq en Arabie Saoudite, d’autres au Portugal, en Grèce, en Finlande, en MLS ou en Championship. L’emblématique gardien égyptien Essam El-Hadary (45 ans, 156 sélections) qui gardera les buts suite au forfait d’Ahmed El-Shenawy (rupture des ligaments croisés), aura un rôle majeur à jouer à ce niveau.

Le joueur clé : Mohamed Salah Véritable superstar à Liverpool, Mohamed Salah bénéficie de ce même statut en Egypte. L’insaisissable buteur égyptien qui a inscrit 43 buts toutes compétitions confondues avec les Reds, marche sur l’eau cette saison.

Élu joueur de l’année par ses pairs en Premier League, c’est lui qui a inscrit le doublé qui a permis à l’Egypte de valider son billet pour le Mondial.

Aussi incontournable en sélection qu’en club, Salah portera les espoirs de tout un pays sur ses épaules. Indispensable aux yeux de Jurgen Klopp avec Liverpool, le Messi égyptien a été énormément sollicité cette saison, avec en point d’orgue, une finale de Ligue des champions face au Real Madrid.De sa fraîcheur physique dépendra également le parcours de l’Egypte en Russie.

La pré-liste des 29

Gardiens : Essam El-Hadary (Al Taawoun), Mohamed El-Shennawy (Al Ahly), Sherif Ekramy (Al Ahly), Mohamed Awad (Ismaily)

Défenseurs : Ahmed Fathi (Al Ahly), Saad Samir (Al Ahly), Ayman Ashraf (Al Ahly), Mahmoud Hamdy “El Wensh” (Zamalek), Mohamed AbdelShafy (Al Fath) Ahmed Hegazi (West Brom), Ali Gabr (West Brom), Ahmed ElMohamady (Aston Villa), Karim Hafez (RC Lens), Omar Gaber (LAFC), Amro Tarek (Orlando City)

Milieux : Tarek Hamed (Zamalek), Mahmoud AbdelAziz (Zamalek), Shikabala (Al Raed), AbdAllah El-Said (KuPS), Sam Morsy (Wigan), Mohamed ElNeny (Arsenal), Mahmoud “Kahraba” (Ittihad), Ramadan Sobhi (Stoke City), Mahmoud “Trezeguet” (Kasimpasa), Amr Warda (Atromitos)

Attaquants : Marwan Mohsen (Al Ahly), Ahmed Gomaa (Al Masry) Ahmed Hassan “Koka” (SC Braga), Mohamed Salah (Liverpool)

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