Ndoffène Fall : l’objectif N°1 du Jaaraf, c’est les poules de la league des champions.

Le Président de la section foot du Jaaraf revient, entre autres, dans cet entretien sur les résultats mitigés de son club en début de saison, du prochain match face à l’Espérance de Tunis,

mais aussi et surtout sur les raison du divorce-remariage  entre le club médinois et le coach Lamine Dieng.

 

 

 


Ndamli.sn : Président, la saison dernière, vous avez eu à faire une très belle saison, mais au début du championnat  votre club a eu du mal à débuter, on est même tenté de dire que c’est avec le retour du coach Lamine Dieng que vous avez renoué avec la victoire ?

Ndoffène Fall : Vous avez campé le problème,  en début de saison, il y a eu des décisions qui à mon avis ne cadraient pas avec la compétition et nous l’avons payé cash. En football, ça n’attend pas. Si vous prenez une mauvaise décision, le terrain vous la renvoie. Vous n’êtes pas sans savoir qu’il y a eu de petits malentendus avec l’entraineur qui avait pris ses distances et qui a été remplacé. Et vous savez aussi , qu’en sport, il y a des problèmes d’adaptation.  Les joueurs devaient « s’adapter » à l’entraineur et vice versa. Heureusement, on a compris très rapidement et courageusement, nous avons recontacté l’ancien entraineur, lamine Dieng , qui la saison dernière était champion. Il est revenu et a relancé la machine.

Ndamli.sn : Justement, entre le coach Dieng et le Jaaraf de Dakar, on a l’impression d’assister  à un feuilleton intitulé « je t’aime, moi non plus ». Il est là aujourd’hui, demain c’est le clash. Que se passe-t-il au fond ?

Ndoffène Fall : On est une association, tant qu’on est association, on est livré à ce genre de comportement. La décision se prend de manière démocratique et en démocratie, on n’adopte pas toujours la meilleure expertise. C’est ça le fond du problème. L’année dernière Lamine avait pris la décision d’observer une année sabbatique. Je lui ai expliqué le projet du Jaaraf et il a préféré adhérer à ce projet. Il est revenu, nous avons  remporté la saison (2010). Je pense que la meilleure idée était d’observer une continuation au lieu de faire cette rupture qui nous a valu un début de saison difficile.

Ndamli.sn : Lamine Dieng, le messie du Jaaraf ? son retour coïncide avec l’enchainement de résultats positifs (2 nuls et une victoire face à l’USO).

Ndoffène Fall : Quand Lamine est revenu, un mois après on a fait des matches nuls, on a fait un match nul contre le casa sport, on est allé faire match nul contre le Guédiawaye. Mais tous ceux qui avaient vu ce jaaraf là, avaient conscience que cette équipe avait pris son envol. Nous croyons au football, nous avons une approche, une philosophie qui cadre peut être avec ce que Lamine fait et c’est la raison pour laquelle en général, dès qu’il y a ce mariage entre Lamine Dieng et Jaaraf, ça produit les résultats que nous constatons à chaque fois. Il a été champion une première fois, il a été champion l’année dernière et nous espérons que ce sera le cas cette saison.

Ndamli.sn : L’Espérance de Tunis est une habituée de la champion’s league, finaliste l’année dernière, comment allez-vous aborder ce match, tout en sachant que vous aurez un avantage de taille : le match se jouant à huis clos ?

Ndoffène Fall : Moi je pense qu’aujourd’hui, nos garçons s’adaptent à tout environnement. On nous prédisait l’enfer à Bamako (contre le Djoliba), on a fait face et on s’est qualifié. Pour rappel, contre le Port Authority, on avait fait match nul à Dakar mais on est parti chercher la qualification à Banjul. Aujourd’hui, les joueurs ont un mental qui leur permet de répondre à toutes formes d’hostilité.
Un match à huis clos, ce n’est pas la meilleure façon de jouer. Dans une rencontre un footballeur  a besoin d’une certaine ambiance et du public. Mais c’est toujours bon à prendre, l’Espérance de Tunis, nous les respectons pour ce qu’ils sont mais ce sont les forces du moment qui déterminent le résultat. Et je crois que le Jaaraf aujourd’hui et l’environnement du Sénégal permet à une équipe du Sénégal d’espérer pouvoir se qualifier, parce qu’on ne peut pas faire de la compétition dans un environnement qui n’est pas prêt. Depuis 2 ans il y a une nette amélioration de l’environnement qui laisse présager un avenir meilleur et c’est ce qui justifie un peu ces résultats. Ces résultats ne sont pas le fruit du hasard

Ndamli.sn : Un appel à lancer ?

Ndoffène Fall : Comme l’a si bien dit le président de la FSF (Me Augustin Senghor), le Jaaraf ne représente pas aujourd’hui L’ASC du Jaaraf, mais le Sénégal. D’ailleurs j’ai bien aimé l’expression qu’il a utilisée : l’équipe nationale de football l’ASC du Jaaraf. Il faut y croire et créer une synergie autour du club comme ce fut le cas lors du match  Sénégal-Cameroun.

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