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Ça grogne toujours au Casa Sports, le Jaraaf est dans la tourmente, la Jeanne d’Arc subit le coup de colère de ses joueurs. En somme, ces temps qui courent sont devenus difficiles pour la plupart des clubs d’élite. Tous minés par des problèmes d’ordre financiers.
Mais, pour l’entraineur de l’Us Gorée « ce n’est pas le moment pour certains clubs de parler de problèmes d’argent que ce soit les joueurs ou les entraineurs ». Pape Ibrahima Faye « ne prend pas la défense des dirigeants » mais les protège par devoir. Et loyauté.
Ça ne va pas très bien dans les clubs sénégalais. Alors que les choses s’accélèrent en championnat, certaines formations sont encore minées par de profondes crises financières. Le Casa Sports, le Jaraaf, et récemment la Jeanne d’Arc.
Dans la plupart des clubs, des joueurs haussent la voix et réclame des mois d’arriérés de salaire, à l’image des joueurs de la JA, qui ont décidé d’observer une grève. L’une des rares équipes à ne pas connaitre de trouble du genre, l’Us Gorée veut toujours garder cette stabilité.
Dans le club insulaire, on veut éviter le sujet à tout prix. Par devoir et par loyauté. « Parce qu’être entraineur ne signifie pas seulement aller au terrain et entrainer les gamins. Il y a surtout l’aspect éducationnel qui est très important », moralise Pape Ibrahima Faye.
Pour le technicien en chef de la formation insulaire, « ce sont des problèmes que l’entraineur doit gérer. Je ne veux pas parler de ces genres de problèmes pour ne pas mettre la pression sur les gens alors que nous savons pertinemment que dans ce football ce sont les dirigeants qui sont les grands perdants. Ils sortent l’argent de leurs poches pour faire évoluer ce football, ils ne sont pas accompagnés par les sponsors ».
Le technicien fustige d’ailleurs le comportement de certains protestataires. Il pense que les mouvements autour des problèmes financiers que traversent certains clubs n’ont pas lieu d’être. Pour Pape Ibrahima Faye en effet, « ce n’est pas le moment pour certains clubs de parler de problèmes d’argent que ce soit les joueurs ou les entraineurs. J’étais à l’As Saloum et je suis resté pendant plusieurs années sans pour autant percevoir (de salaire), les gamins non plus ne percevaient pas mais je ne le disais jamais dans la presse », révèle le coach insulaire.
L’ancien entraineur de Saloum d’ajouter, « si l’Us Gorée ne me payait pas aujourd’hui, je ne vais pas le dire dans la presse. Cela pourrait déséquilibrer la bonne marche du groupe. Je ne donne pas une leçon de morale, mais, il faut positiver ». Me Augustin Senghor peut donc se rassurer.