Portraits croisés : Harouna et Modou Fall (Lansar) : Les futurs champions vous saluent bien!

Les futurs Ness, Feugeuleu, Matar Guèye sont dans la place! Modou et Harouna Fall, à peine sortis des langes ont des visées dans l'arène mais, devront prendre leur mal en patience car leurs licences ne seront délivrées qu'en 2014 par le Cng.

Trois ans. Ce sont les années que doivent patienter Harouna Fall (Thiat) et Modou Fall (Baye Nder) pour espérer une délivrance au niveau du Comité National de Gestion de la lutte (Cng). En effet, ces lutteurs en herbe, pensionnaires de l'Ecurie Lansar sont âgés de 14 ans et les licences ne sont délivrés qu'à partir de 18 ans. Mais, pour les deux adolescents, ils n'en ont cure. «La lutte est à la mode, je patienterai le temps qu'il faudra car je sais que j'ai les moyens d'y réussir» s'emballe Harouna Fall alias Thiat dont le teint commence à noircir à force de contacts. Pour son penchant Modou Fall surnommé «Baye Nder», il attaque: «Même si c'est 100 ans, je vais attendre. J'ai tout abandonné pour la lutte. Ma place est dans ce milieu et ne pas réussir, sera symbole d'échec pour moi», dit-il.

Harouna, d'origine Maure estime que la lutte a été un cadre de réinsertion positif pour lui d'autant qu'il fréquentait des milieux peu recommandables à son âge. «Je n'ai aucun parent qui fait de la lutte. Je peux dire que cette discipline m'a sauvé d'autant que je passais mon temps à chaparder, à fréquenter des endroits malsains. C'est Ness qui m'a récupéré de mon milieu naturel», révèle ce dernier qui est à Lansar depuis un an.

Avec un père ex-lutteur du nom de Galass de Rufisque, Modou Fall indique qu'il n'est pas en terrain inconnu: «J'ai hérité la lutte de mon père. Je suivais Amanekh comme son ombre lors de ses combats. Je me bagarrais tout le temps à Rufisque. Baye Nder dont je porte le nom m'a amené à Lansar que je fréquente depuis un an. A mon actif, j'ai gagné huit drapeaux dans les mbapatt», dit-il. Maigrichon à ses débuts, Modou cumule à 65kg et ne tarit pas d'éloges sur Max Mbargane son mentor. «Il est rigoureux et on a besoin de cela pour progresser. Il faut accepter tous ces sacrifices pour espérer dépasser les Ness, Feugeuleu et autres Super Etoile», conclut Baye Nder.

Pari sportif : comment jouer ?

  1. Version Française
  2. Version Wolof